La Phénoménologie Motion Sensing

Qu’est-ce que la phénoménologie Motion Sensing (MSP)?

MSP, développé par Dre Rebecca J. LLoyd et Dr Stephen J. Smith, est une approche de recherche phénoménologique destinée aux chercheurs et aux éducateurs qui souhaitent étudier l’activité physique (c.-à-d. toute série de mouvements corporels qui requiert une quantité d’énergie dépensée) et les pratiques qui s’y relient, dans laquelle ils sont connaissants. Influencée par la méthodologie amenée par Max van Manen (2014; 1997), la MSP donne priorité au sens kinesthésique lorsqu’il s’agit de donner une signification afin que la vision devienne secondaire et que nous ressentons notre cheminement vers la compréhension des phénomènes en question. Ressentir le mouvement requiert que l’on s’oriente vers l’écriture et vers une approche interne de l’enquête, où il n’y a pas de détachement ni de séparation.

Pour de plus amples renseignements sur la MSP, veuillez prendre connaissance des articles ci-dessous: :

Les influences philosophiques: la phénoménologie radicale

MSP est influencée par la phénoménologie radicale de Michel Henry (1922-2002), dont les oeuvres s’étendent sur plus de cinquante ans; de L’essence de la manifestation jusqu’à Incarnation: une philosophie de la chair. Henry dirige notre attention phénoménologique loin de la matérialité essentiellement inerte des apparences mondaines et vers le sentiment interne de ce qui transmet la vie:

« If the question of phenomenology, which alone can define itself, is the question of the givenness not of objects but of their how, then the theme of radical immanence as transcendental affectivity will allow it to complete its agenda. For this radical how is what phenomenology misses at the very moment when it explicitly defines itself for the first time » (Henry, 2008, p. 81).

Les pratiques nécessaires pour faire de la MSP

La phénoménologie est une méthodologie rigoureuse qui nécessite la lecture assidue de textes philosophiques et un engagement envers l’écriture. En MSP, le mouvement n’est pas perçu comme étant secondaires au travail scientifique, au contraire, les expériences de mouvement vécues sont ce que nous articulons. Cela nécessite de passer de la «réflexion» sur «l’expérience vécue» à une «réflexion» phénoménologique lors «d’expériences vécues» donc d’une prise de conscience pendant que l’on bouge; une pensée-et-sensation-en-action.

En MSP, nous nous intéressons davantage au «comment», donc à la «manière dont les choses apparaît» (verbe) plutôt qu’à «l’apparence des choses» (objet/nom).

Le modèle Function2Flow peut encadrer une recherche MSP de manières suivantes:

Lorsque nous bougeons, de quelle MANIÈRE pouvons-nous devenir de plus en plus attentifs à:

  1. La Fonctionla capacité fondamentale pour se déplacer
  2. La Formeles formes corporelles, l’esthétique, de mouvements en particulier
  3. La Sensationles sentiments ressentis d’un moment à l’autre et les sensations kinesthésiques
  4. Le Flowla sensation vaste et extatique du moment présent.

Lorsqu’un mouvement est terminé, nous faisons plus que réfléchir sur ce qui sait produit et le noter. Nous visons plutôt à nous harmoniser au «maintenant» qui s’écoule dans le moment présent lors de l’écriture de l’expérience du mouvement. Nous vivons, dans notre esprit, l’expérience du moment lorsque nous l’écrivons.

 

Demeurez à l’écoute pour obtenir des renseignements, des trucs et des astuces de manière à apprendre davantage sur la MSP!